top of page

Julie Anselin : incarner le leadership du vivant


Dans cet épisode de Vérité de Mentor, nous rencontrons Julie Anselin, Coach PCC, superviseuse, formatrice et Directrice des Programmes et du Développement d’International Mozaik. Elle y partage son parcours ainsi que sa manière d’être coach.


L'interview vérité de Mentor avec Julie Anselin

Du leadership opérationnel au leadership du vivant


Avant de rejoindre International Mozaik, Julie a passé près de 30 ans chez IKEA, dont vingt ans dans l’opérationnel puis dix ans dans les ressources humaines, la formation et le coaching interne.


Cette expérience nourrit profondément sa vision du coaching. Pour elle, les individus, les équipes et les organisations sont des systèmes vivants. Accompagner, c’est observer ce qui circule, ce qui bloque, ce qui cherche à émerger.


Avant de chercher des clients, chercher son alignement


À la question du développement de clientèle, Julie ne répond pas par une technique commerciale. Elle parle d’alignement.


Son message est simple : tant que le coach n’est pas au bon endroit intérieurement, les outils restent secondaires. Il ne s’agit pas seulement d’aller chercher des clients, mais aussi d’apprendre à recevoir.


Trouver l’équilibre entre action et accueil, mouvement et disponibilité, devient alors une clé de légitimité.


La supervision : être bousculé en sécurité


Julie décrit la supervision comme un espace où l’on peut apprendre, être challengé, mais aussi se sentir en sécurité.


Un superviseur aide à regarder ce qui se rejoue dans la relation entre le coach et son client : les résonances, les émotions, les sauvetages possibles, les angles morts.


C’est un lieu pour revenir à sa juste place, au service du client.


Désapprendre pour devenir coach


Un moment fort de son parcours à Mozaik tient dans cette phrase reçue en formation :

“Sinon, tu es venue pour apprendre ?”


Julie y voit un vrai basculement : devenir coach, ce n’est pas seulement apprendre des outils. C’est aussi désapprendre, sortir de ses certitudes, retrouver l’œil du commencement.


Émotions, pacte et boussole


Julie évoque aussi les moments où les clients arrivent avec des émotions fortes, parfois proches du burn-out.


Accueillir ne veut pas dire tomber avec l’autre. Le coach reste présent, touché parfois, mais à sa place.


C’est là que la boussole, le pacte et le méta deviennent essentiels : clarifier l’intention, protéger la relation, rendre possible la confrontation, observer ce qui se passe dans le système.


Quand la poésie rejoint le coaching


L’un des fils les plus touchants de l’échange est la place de la poésie.


Chez Julie, elle n’est pas un supplément d’âme. Elle est une manière de dire le vivant, de relier l’intime et le professionnel, la transformation et la beauté.


On ressort de cette conversation avec une envie : être plus juste.

Moins parfait.

Plus vivant.


Et peut-être avec cette question :

si tout est au commencement, qu’est-ce qui cherche à commencer en moi aujourd’hui ?


Commentaires


bottom of page